Il y a 13 millions d'années, vivait la "Shakiremys Colombiana".
Pendant des années, un paléontologue du nom d'Edwin Cadena a gardé secrète, une promesse : lorsqu’il trouverait quelque chose de vraiment extraordinaire dans son pays, il donnerait le nom de "Shakira" à sa découverte. Et ce grand jour est arrivé. Il y a quelques jours, Edwin et son équipe de paléontologues de l'université El Rosario, ont découvert une toute nouvelle espèce de tortue fossile dans le désert de la Tatacoa, situé dans le nord du département de Huila, en Colombie.
"SHAKIREMYS COLOMBIANA"
Renommé "Shakiremys Colombiana", ce spécimen trouvé serait apparu au cours du "Miocène moyen" (première époque du Néogène et la 4e de l'ère Cénozoïque) il y a de cela 13 millions d'années. Un nom qui combine le prénom Shakira avec la racine grec "Emys" qui signifie "tortue d'eaux douces". Il est composé d'un crâne complet et de deux carapaces articulées, ce qui en fait l'un des fossiles les plus complets encore jamais découvert dans la région. Une excavation qui à demander deux ans et demi de travail, entre préparation et analyses scientifiques.
Si l'on en croit l'Université El Rosario, les caractéristiques anatomiques de cette espèce de tortue en font un ensemble unique encore jamais vu auparavant chez d'autres spécimens de la famille "Podocnemididae".
"Une espèce unique en son genre"
En communiquant sur cette nouvelle espèce, Andrès Vanegas, directeur du Musée de la Tatacoa, a annoncé qu'il s'agissait de "quelque chose de jamais vu auparavant".
La tortue était relativement petite, avec une carapace ne mesurant pas plus de 40 centimètres de long. Grâce à une tomographie réalisé sur ordinateur, une équipe de scientifique ont pu recréer son neuroanatomie et ont fait une découverte majeure et unique :
Orbites orientées dorsalement : ses yeux regardaient vers le haut, indiquant qu’elle habitait le fond de corps d’eau ;
Encoche dans la carapace : elle avait une découpe en forme de U près du cou qui lui donnait une plus grande mobilité cervicale ;
Polyvalence écologique : elle pouvait s’adapter à divers écosystèmes aquatiques, des lacs aux rivières
Régime omnivore : elle se nourrissait de différentes sources, tant végétales qu’animales.
Une polyvalence qui aurait permis à l'espèce de vivre aussi bien dans des eaux sombres que clairs, une faculté très rare chez les tortues.
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